[dis]locations

L’exposition présente trois artistes-activistes coréen.ne.s adopté.e.s : kimura byol-nathalie lemoine, un.e artiste multimédia belgo-canadien.ne basé.e à Montréal produisant des œuvres conceptuelles, des impressions numériques et des vidéos qui traitent en grande partie de questions entourant les multi-identités telles que la diaspora, le déplacement et le genre; Leah Nichols, cinéaste, animatrice et designer primée basée à San Francisco, qui cherche à encourager les efforts aux intersections de l’art, de l’organisation communautaire et du changement de politique à travers son travail ; et kate-hers RHEE, une artiste interdisciplinaire, travaillant de manière transnationale en Allemagne, en Corée du Sud et aux États-Unis, dont la pratique artistique s’engage dans les discours postcoloniaux entourant les pratiques de collecte, d’exposition d’artefacts et de rencontres interculturelles.

Cette exposition cherche à explorer l’affirmation d’Eleana J. Kim selon laquelle l’identité des coréen.ne.s adopté.e.s est « continuellement exécutée, négociée et contestée. » L’action de la traversée évoque de multiples expériences de cette négociation : maintes et maintes fois, aller-retour, latéralement, en opposition à, par l’examen, ou même par le déni. Ces mouvements apparemment contradictoires amplifient les explorations de ces artistes de leurs activismes et personnalités, honorant leurs changements à travers le temps, l’emplacement, les corps et les médiums pour déstabiliser les identités confinées à travers des notions essentialistes de la nation, du temps et de famille(s). Ces œuvres obligent le public à s’asseoir avec le l’absence d’un processus simple et de [dis]loque de leur confort, tout en fournissant des façons de naviguer dans des formes de perte ambiguë en invitant les possibilités de ces luttes à l’intérieur.

La pandémie mondiale actuelle nous sépare de nos proches et creuse l’écart dans les inégalités autour de la classe, de la race, du sexe et du handicap. Pendant ce temps, les parents perdus à la frontière américano-mexicaine nous rappellent l’héritage de la séparation des familles autochtones, des Noir.e.s et des Japonais.e.s comme formes d’oppression raciale systémique. Ces moments nous invitent à approfondir notre compréhension autour de ce que Pauline Boss a appelé la perte ambiguë. La perte ambiguë résiste aux limites et la fermeture ; nous manquons actuellement de moyens qui abordent de façon holistique les multiples et le chevauchement de vagues de deuil qui viennent de câlins manquants à être mis à pied à perdre quelqu’un à cause du COVID.

Pendant des décennies, les artistes et activistes coréen.ne.s qui ont été adopté.e.s à l’étranger l’idée d’une perte ambiguë à travers leur travail. Ils/elles construisent et pleurent simultanément leur séparation des membres de la famille, de l’appartenance culturelle et de l’identité raciale sociétés qui s’attendent à ce qu’elles soient reconnaissantes de ces expériences. Ces artistes ont utilisé performance, arts visuels, et d’autres médiums créatifs pour récupérer l’agence de leurs histoires, la recherche des formes d’amour durable de soi/communauté qui transcendent des récits qui obscurcissent le traumatisme, le racisme, la xénophobie et la misogynie. [dis]locations: la traversée des solidarités au sein des militantismes des Coréen.ne.s adopté.e.s met en lumière la façon dont ces explorations ont évolué pour approfondir davantage les solidarités avec d’autres communautés historiquement marginalisées et déplacées alors que nous continuons à rechercher la justice et réconciliation ensemble.

kimura byol – nathalie lemoine explore la tension de l’entre-deux dans son contenu, esthétique, et ses médiums mixtes. Ce concept d’entre-deux est un aspect majeur de l’identité de l’adoption transnationale qui fournit des méthodologies utiles à kimura-lemoine pour générer un espace pour découvrir comment les traumatismes liés à l’adoption sont liés à des oppressions sexistes et racialisées. yel.le est particulièrement habile à relier d’autres histoires, communautés et expériences avec adoption transnationale tout en préservant leurs résonances, leurs contextes et leurs nuances individuels.

Dis]locations : Traverser les solidarités au sein des militantismes de Coréen.ne.s. adopté.e.s se déroule jusqu’au 22 novembre et peut être consulté par l’intermédiaire de la salle d’observation sur le site de la Fondation de l’AHL. Cette exposition a été rendue possible grâce au soutien de la Fondation des Coréen.ne.s d’outre-mer.

The exhibition features three adopted Korean artist-activists: kimura byol-nathalie lemoine, a Belgian-Canadian multimedia artist based in Montreal producing conceptual work, digital prints and videos that largely deal with issues surrounding multi identities such as diaspora, displacement, and gender; Leah Nichols, an award-winning filmmaker, animator, and designer based in San Francisco, who seeks to encourage efforts at the intersections of art, community organizing, and policy change through her work; and kate-hers RHEE, an interdisciplinary artist, transnationally working in Germany, South Korea and the United States, whose artistic practice engages with post-colonial discourses surrounding collecting practices, artifact exhibition, and cross cultural encounters.

This exhibition seeks to explore Eleana J. Kim’s assertion that adopted Korean identity is “continually performed, negotiated, and contested.” The action of traversing evokes multiple experiences of this negotiation: over and through, back and forth, sideways, in opposition to, through examination, or even through denial. These seemingly contradictory movements amplify these artists’ explorations of their activisms and personhoods, honoring their shifts through time, location, bodies, and mediums to destabilize identities confined through essentialist notions of nation, time, and family. These works compel the audience to sit with the absence of a simple process and to [dis]locate themselves from their comfort, while providing ways to navigate forms of ambiguous loss by inviting possibilities of these collective/individual struggles within.

The current global pandemic separates us from our loved ones and widens the gap in inequities around class, race, gender, and disability. Meanwhile, lost parents at the US-Mexico border remind us of the legacies of separation of Indigenous, enslaved Black, and Japanese families as forms of systemic racial oppression. These times invite us to deepen our understanding around what Pauline Boss has termed ambiguous loss. Ambiguous loss resists boundaries and closure; we currently lack ways that holistically address the multiple, overlapping waves of grief that come from missing hugs to being laid off to losing someone to COVID.

For decades, Korean artists and activists who were adopted overseas have grappled with the idea of ambiguous loss through their work. They simultaneously construct and grieve their separation from family members, cultural belonging, and racial identity while navigating societies that expect them to be grateful for these experiences. These artists have used performance, visual arts, and other creative mediums to reclaim agency of their stories, seeking forms of sustainable self/community-love that transcend narratives that obscure trauma, racism, xenophobia, and misogyny. [dis]locations: Traversing solidarities within Korean adopted activisms illuminates how these explorations have evolved to further deepen solidarities with other historically marginalized and displaced communities as we continue to seek justice and reconciliation together.

[dis]locations: Traversing solidarities within Korean adopted activisms runs through November 22nd and can be accessed through the Viewing Room on the AHL Foundation. This exhibition was made possible thanks to support from the Overseas Koreans Foundation.

kimura byol – nathalie lemoine explores the tension of the in-between in zer content, aesthetics, and mixed mediums. This concept of in-between, a major aspect of transnational adopted identity, provides useful methodologies for kimura-lemoine to generate a space for discovering how adoption-related traumas are in relationship with gendered and racialized oppressions. ze is particularly skilled in connecting other histories, communities, and experiences with transnational adoption while preserving their individual resonances, contexts, and nuances.

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