SAEKDONG 색동 DIASPORA

Foundation PHI (451 St-Jean, 4e étage)

22 septembre, 2021 au 09 janvier, 2022

(audio) visite vidéoENGLISH한글

L’installation «SAEKDONG색동DIASPORA» de kimura byol-nathalie lemoine est composée de 8 éléments qui rassemble une multitude d’objets soigneusement disposés pour référer directement au vécu transnational de l’artiste. L’œuvre explore les thèmes de la formation de l’identité basée sur l’ethnicité, la nationalité, l’adoption, la migration, et comment tout cela peut être exprimé à travers des objets et des matériaux organiques. «SAEKDONG색동DIASPORA» est présenté dans le cadre de l’exposition «… et de la place dans le sac aux étoiles» en compagnie des autres artistes de la résidence PHI Montréal.

Ouvert jusqu’au 9 janvier 2022, Entrée gratuite · Réservations requises

0. Seeds from the East (référence) | Semences venant d’Orient, livre, 1956 (USA)

Dans cet ouvrage, Bertha Holt parle des événements qui ont mené elle et son mari Harry Holt à adopter huit Amérasien·ne·s de Corée du Sud et à faciliter l’adoption de 220 000 autres « orphelins » sud-coréens à l’international.

1. sarang han tiohtià:ke (air) Code QR, vidéo, couleur, 17 mins 06 sec.

Dans cette œuvre vidéo, les graines d’un endroit qui grandissent dans un autre évoquent le parcours diasporique de l’artiste, la reproduction, et la possibilité de trouver ses propres connexions émotionnelles de nostalgie et de mélancolie dans la ville de Tiohtià:ke.

2. sauvé·e des eaux (papier de riz) Carnet de papier de riz japonais, saekdong, 17 x 100 cm

Au début des années 1990, ayant un visa de touriste dans son pays natal (Corée du Sud), l’artiste devait effectuer des va-et-vient entre son pays et le Japon, pays le plus proche n’ayant pas besoin de visa d’entrée. Profitant de ces voyages répétés, l’artiste a rapporté du matériel d’art du Japon. Son appartement a été inondé lors de la saison des pluies et beaucoup de souvenirs matériels, dont son passeport coréen, ont été perdus – seul ce carnet, qui porte la marque du niveau d’eau monté dans l’espace, a pu être « sauvé des eaux » comme Moïse. 

3. dying in japan (eau) 100 fioles à médicaments en plastique, eau, 100 graines de faux indigo

Cette œuvre résulte d’une expérimentation de l’artiste avec 100 graines de faux indigo, présentées dans un support de 100 centimètres sur 100 centimètres. L’idée initiale était de les tremper dans de l’eau pour obtenir de la teinture. Les graines ont plutôt commencé à germer lorsqu’elles ont été placées au soleil, dans la salle d’exposition, évoquant le processus de fécondation in vitro. 

4. counting days (bois) 100 graines de lotus et glands, fil, saekdong, cadre, 31 x 37 cm

Le boulier-compteur, présent en Chine depuis plusieurs siècles, était sujet de moquerie pour l’artiste, étant d’apparence asiatique et adopté·e dans une famille/société occidentale. Le souvenir de cette moquerie lui revint lors de son processus d’immigration au Canada, qui demande avec précision le compte des jours passés sur le territoire canadien, pour accéder d’abord à la résidence puis à la citoyenneté.

5. unseeded land (terre) 100 pots Mason, terre volée, 100 x 100 cm

L’œuvre présente des bocaux de 100 grammes de terre volée dans des parcs de Tiohtià:ke/ Montréal qui ont une attache communautaire aux identités de nouvel·le immigrant·e de l’artiste.

6. uncovered stories (métal) Saekdong, 100 couvercles de pots Mason, 100 × 100 cm

Les lignes du saekdong (tissu traditionnel coréen) contrecollé sur des couvercles de pots Mason sont dirigées selon la perspective aborigène d’Australie, qui se base sur le centre/le milieu comme point de chute. Les couvercles, placés dans un carré de 100 centimètres sur 100 centimètres, cachent les « vraies » histoires des adopté·e·s et des premiers peuples par l’invasion ou l’export comme méthode de colonisation.

7.a. seedeed ajumma (vent) 6 x 100 graines, pochettes transparentes en plastique, 100 x 100 cm

         dédiée aux mères/pères biologiques

L’œuvre se compose de 6 autres semences (iris, mugunghwa/hibiscus, sakura/cerisier, bambou, cosmos et oeillets d’Inde) provenant des 8 villes où l’artiste a habité (Busan, Watermael-Boitsfort, Bruxelles/Brussels, 서울/Séoul/Seoul, Tiohtià:ke/Montréal), tels des sacs à espoirs. Ajumma (ou 아줌마) est un mot coréen pour une femme mariée, ou une femme de 40 ans et plus. Le terme est moins poli que ajumeoni, mais signifie sensiblement la même chose. 

7.b. seedless ajumma (vide) 100 feuilles ginkgo, pochettes transparentes en plastique, 100 x 100 cm

         –   dédiée aux mères/parents adoptif.ve.s

Dans certains pays d’Asie, le gingko (은행나무) symbolise l’argent, la banque, mais aussi certaines mafias. Le travail est fait de 100 feuilles tombées (naturellement), sélectionnées, préservées, et mises en emballage comme on présente les personnes adopté·e·s (à l’étranger et dans des familles occidentales), aux futurs parents adoptants. 

8. yikinging spaces (temps) Vidéo, couleur avec son, 10 mins

Cette ballade méditative est un voyage diasporique basé sur les éléments du Yi-King et les couleurs du saekdong (tissu traditionnel coréen) en composition verticale (perspective asiatique).

* À toutes les graines venues de l’Est vers l’Occident

L’artiste remercie : Résidence PHI, Hiba Abas (Familiprix), Chittakone Baccam, Ryan Baker, Magenta Baribeau, Marie-France Breton, Yves Cantraine, Dahlia Cheng, Maïly Daïgle, Rixt de Boer, Shayo Detchema, Stefanie Di Tommaso, Cheryl Donison, Alanna Fitzgerald, Juniper Glass, MP Grenier, Thé Guru (t-guru.ca), Anne-F Jacques, camille käse, Adel KSK, Catherine Lalonde Massecar, lamathilde, Aude Lespagnard, Kim Maurice, Laure Neuville, Pak Okkyng, Marilie Ross, Bill Ryan, Libbie Shea, Coral Short, Cheryl Sim, Ludmila Steckelberg, Alanna Thain, Mary Sui Yee Wong, Amelia Wong-Mersereau, Sunny Young, Ji Yun.

Press.e

PHI’s newest exhibit imagines post-pandemic human connection, Avryl Bender, McGill Tribune, 2021.09.28)

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